Le Calcio gangrené par les actes de racisme

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Updated: mars 19, 2014

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Le football italien est-il condamné à devoir sans cesse s’insurger contre des actes de racisme ? On est évidemment tenté de répondre par l’affirmative quand on s’attarde sur les incidents ayant eu lieu ces dernières semaines.

L’une des dernières manifestations de ce type a eu lieu au mois de janvier, le joueur du Milan AC Kevin-Prince Boateng étant victime durant une rencontre d’injures à caractère raciste.

Match amical…. Vraiment ?

Ce jour-là, plusieurs autres joueurs noirs de l’équipe milanaise se sont retrouvés dans la même situation : M’Baye Niang, Urby Emanuelson ou encore Sulley Muntari. Mais à la différence de ses coéquipiers, Boateng n’a pu s"empêcher de manifester sa réprobation, notamment en dégageant violemment le ballon dans les tribunes.

Peu après l’incident, le joueur a exprimé toute sa colère dans un tweet au ton grave : " j’ai honte que de telles choses puissent encore se produire… #StopRacismforever ". Malgré l’arrestation d’un jeune homme de 20 ans et dans l’attente de l’identification d’autres coupables, c’est un nouveau coup dur pour la réputation du football italien. Comble de l’ironie, ces injures racistes ont été proférées durant un match amical !

La stupidité dépasse les frontières

Malheureusement, l’Italie n’a pas l’exclusivité en matière d’actes de racisme. En effet, ces dernières années, de nombreux cas isolés ont pu être rapportés un peu partout en Europe. On se souvient du triste épisode dont Samuel Eto’o avait été victime en février 2006 lors d’un match entre Barcelone et le Real Saragosse. Plus près de nous, en 2011, c’est le vétéran brésilien Roberto Carlos qui s’était vu lancer une banane sur le terrain durant un match de championnat en Russie.

En France, si certains matchs à l’ambiance habituellement électrique comme le classico PSG – OM se déroulent désormais dans un climat apaisé, certains comportements laissent encore à désirer dans certains stades de l’Hexagone.

Des sanctions plus lourdes

Bien que condamnés à chaque reprise, ces actes de racisme n’ont pour l’instant pas trouvé de résonance au niveau du corps arbitral. C’est pourquoi l’UEFA, sous l’impulsion de son président français Michel Platini, a décidé de prendre le problème à bras-le-corps. Ce dernier souhaite mettre en place un règlement permettant à l’arbitre d’un match de pouvoir arrêter le jeu en cas d’injures racistes ou de tout comportement à caractère raciste en général.

Sepp Blater, le président de la FIFA, évoque de son côté un retrait de points à l’encontre des clubs dont les supporters se livrent régulièrement à des actes antisémites ou racistes.

Malheureusement, pour le moment, ce nouveau règlement n’en est qu’à la phase de projet. Dès lors, il y a donc fort à parier que d’autres joueurs seront encore victimes de ces actes inqualifiables dans les prochains mois. Mais heureusement, la solidarité reste de mise entre les joueurs, comme le prouve le message de soutien adressé par le capitaine de l’équipe milanaise Ambrosini à son coéquipier Boateng : " un message devait être adressé à ces individus qui ne sont pas civilisés ! ". À défaut d’avoir le soutien des instances politiques du football, Boateng a au moins celui de ses coéquipiers…

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